Annexes
ANNEXE
I
Liste des animaux utilisés à des fins expérimentales
auxquels s'appliquent les dispositions de l'article 21
- Souris, Mus musculus
- Rat, Rattus norvegicus
- Cobaye, Cavia porcellus
- Hamster doré, Mesocricetus auratus
- Lapin, Oryctolagus cuniculus
- Primates non humains
- Chien, Canis familiaris
- Chat, Felis catus
- Caille, Coturnix coturnix
ANNEXE II
Lignes directrices relatives l'hébergement et aux soins des
animaux (article 5 de la directive)
INTRODUCTION
1. Le Conseil de la Communautééconomique européenne
a décidéque l'objectif de la directive est d'harmoniser
les législations des Etats membres relatives à la
protection des animaux utilisés à des fins expérimentales
et
à d'autres fins scientifiques, afin d'éliminer les
divergences susceptibles d'affecter actuellement le fonctionnement
du marché commun.
Cette harmonisation devrait assurer à ces animaux des soins
adéquats, empêcher qu'aucune douleur, souffrance, angoisse
ou dommage durable inutiles ne leur soient infligés et assurer
que ces atteintes lorsqu'elles sont inévitables, soient réduites
à un minimum.
2. Il est vrai que certaines expériences sont menées
sur le terrain avec des animaux sauvages vivant en libertéet
assurant leur propre subsistance, mais elles sont en nombre relativement
limité. La grande majoritédes animaux utilisés
dans les expériences doit, pour des raisons pratiques, être
maintenue sous un contrôle physique quelconque dans des installations
qui vont du parc extérieur aux cages pour petits animaux
d'une animalerie de laboratoire. Dans cette situation, de nombreux
intérêts sont en conflit. Il y a d'un côté
l'animal, dont les besoins de mouvement, de relations sociales et
d'autres manifestations de vie doivent être restreints, de
l'autre l'expérimentateur et ses assistants, qui exigent
un contrôle total de l'animal et de son environnement. Dans
ce conflit d'intérêts. il peut parfois n'être
prêté qu'un intérêt secondaire à
l'animal.
3. C'est pourquoi la directive prévoit à son article
5 que : "Les Etats membres, pour ce qui concerne les soins
et l'hébergement des animaux d'une manière générale,
veillent à ce que :
a) tous les animaux utilisés à des fins expérimentales
bénéficient d'un logement, d'un environnement, au
moins d'une certaine liberté de mouvement, d'une alimentation,
d'un apport en eau et de soins appropriés à leur santé
et à leur bien-être ;
b) toute restriction apportée à la capacité
d'un animal utilisé à des fins expérimentales
de satisfaire ses besoins physiologiques et éthologiques
soit limitée au strict minimum."
4. La présente annexe contient un certain nombre de lignes
directrices fondées sur les connaissances et la pratique
actuelles relatives à l'hébergement et aux soins des
animaux. Elle explique et complète les principes de base
adoptés dans l'article 5. Le but ainsi recherche est d'aider
les autorités, les institutions et les individus dans leur
poursuite des objectifs de la directive en la matière.
5. Le mot "soins" employé en relation avec les
animaux servant ou devant servir à des expériences
couvre tous les aspects de la relation entre l'animal et l'homme.
Il recouvre toutes les ressources matérielles et autres mobilisées
par l'homme pour obtenir et maintenir un animal dans un état
physique et mental ou il souffre le moins possible et supporte le
mieux les expériences. Les soins durent depuis le moment
ou l'animal est choisi pour être utilise dans les expériences
jusqu'à celui ou il est sacrifiépar une méthode
humaine ou écarté d'une autre manière par l'établissement,
à la fin de l'expérience conformément à
l'article 9 de la directive.
6. La présente annexe a pour but de donner des conseils sur
la structure des locaux destinés aux animaux. I1 existe toutefois
plusieurs méthodes d'élevage et de maintien des animaux
de laboratoire qui diffèrent essentiellement par le degréde
contrôle de l'environnement microbiologique. 11 faut garder
présent à l'esprit que le personnel concernédevra
parfois être à même de juger du caractère
et des conditions des animaux lorsque les normes recommandées
d'espace pourraient se révéler insuffisantes, par
exemple avec des animaux particulièrement agressifs. L'application
des lignes directrices de la présente annexe devrait tenir
compte des impératifs de ces différentes situations.
En outre, il convient de préciser le statut de ces lignes
directrices, à la différence des dispositions de la
directive, elles ne sont pas contraignantes : il s'agit de recommandations
à usage discrétionnaire destinées à
servir de guide en matière de pratiques et de normes auxquelles
toutes les personnes concernées devraient s'efforcer en conscience
de parvenir. C'est pour cette raison que le mot "devrai(en)t"
a dû être utilisé dans tout le texte même
lorsque le mot "doit (doivent)" eût semble plus
approprié. Il est évident, par exemple, que nourriture
et eau doivent être fournies (voir points 3.7.2 et 3.8).
7. Enfin, pour des raisons pratiques et financières, des
installations existantes d'animaleries ne devraient pas être
remplacées tant qu'elles sont en bon état ou qu'elles
ne sont pas devenues inutiles d'une autre manière. En attendant
le remplacement par des installations conformes aux lignes directrices
suggérées, celles-ci devraient autant que possible
être observées en adaptant le nombre et la taille des
animaux aux cages et enclos existants.
DEFINITIONS
Au sens de la présente annexe, outre les définitions
contenues dans l'article 2 de la directive, on entend par :
a) locaux d'hébergement : les pièces ou les animaux
sont logés normalement, soit pour la reproduction et l'élevage,
soit au cours de la réalisation d'une expérience ;
b) cage : un espace fixe ou mobile, clos par des murs solides et
dont une paroi au moins est constituée de barreaux ou de
grillage métallique ou, si nécessaire, de filets et
dans lequel un ou plusieurs animaux sont gardés ou transportés
;en fonction du taux de peuplement et des dimensions de la cage,
la liberté de mouvement des animaux est plus ou moins restreinte
;
c) enclos (box) : une surface entourée par exemple de murs.
de barreaux ou de grillage métallique dans laquelle un ou
plusieurs animaux sont gardée : bien que fonction des dimensions
de l'enclos et du taux de peuplement, la liberté de mouvement
des animaux est habituellement moins restreinte que dans une cage
;
d) enclos extérieur : une surface entourée par exemple
d'une clôture, de murs, de barreaux ou de grillage métallique
et fréquemment située à l'extérieur
d'une construction fixe, dans laquelle les animaux gardes en cage
ou en enclos peuvent se mouvoir librement pendant certaines périodes
de temps conformément à leurs besoins éthologiques
et physiologiques, par exemple pour prendre de l'exercice ;
e) stalle : un petit compartiment à trois cotés, normalement
muni d'une mangeoire et de séparations latérales et
ou un ou deux animaux peuvent être tenus attachés.
1. INSTALLATIONS
1.1.Fonctions et conception générale
1.1.1. Toute installation devrait être conçue de manière
à assurer un environnement appropriéaux espèces
qui y sont logées. Elle devrait également être
conçue en vue d'empêcher l'accès des personnes
non autorisées.
Les installations qui sont intégrées dans un bâtiment
plus important devraient également être protégées
par des normes de construction adéquates et des dispositions
limitant le nombres des entrées empêchant la circulation
des personnes non autorisées.
1.1.2. Il est recommandéd'avoir un programme de maintenance
des installations pour prévenir toute défaillance
du matériel.
1.2. Locaux d'hébergement
1.2.1. Toutes les mesures nécessaires devraient être
prises pour assurer un nettoyage régulier et efficace des
locaux et le maintien de conditions d'hygiène satisfaisantes.
Les plafonds et les murs devraient être résistants
et offrir une surface lisse, étanche et facilement lavable.
Il devrait être accordéune attention particulière
aux joints des portes, aux conduites, tuyaux et câbles. Les
portes et, le cas échéant, les fenêtres, devraient
également être construites ou protégées
de manière à empêcher l'accès des animaux
indésirables. Le cas échéant, un oculus peut
être aménagé dans la porte. Le plancher devrait
être lisse, imperméable, avec une surface non glissante
et facile à laver pouvant supporter sans dommage le poids
des casiers et des autres installations lourdes. Lorsqu'il existe
des bouches d'évacuation, celles-ci devraient être
correctement couvertes et équipées d'une grille afin
d'empêcher la pénétration d'animaux.
1.2.2. Les locaux ou les animaux peuvent se déplacer librement
devraient avoir des murs et des planchers couverts d'un revêtement
particulièrement résistant à l'usure importante
causée par les animaux et le nettoyage. Ce revêtement
ne devrait pas être préjudiciable à la santédes
animaux et être conçu de manière à les
empêcher de se blesser. Des bouches d'évacuation sont
souhaitables dans de tels locaux. Il conviendrait de prévoir
une protection supplémentaire pour l'équipement ou
les installations afin qu'ils ne puissent pas être endommagés
par les animaux ou blesser les animaux eux-mêmes. Lorsqu-il
existe des enclos extérieurs, il conviendrait de prendre
les mesures nécessaires, le cas échéant. pour
empêcher l'accès du public et des animaux.
1.2.3. Les locaux destinés à héberger des animaux
de ferme (bovins, moutons, chèvres, cochons, chevaux, volailles,
etc.) devraient au moins respecter les normes établies dans
la convention européenne sur la protection des animaux dans
les élevages et par les autorités nationales vétérinaires
et autres.
1.2.4. La majoritédes locaux destinés aux animaux
est habituellement conçue pour héberger des rongeurs.
Très souvent ces locaux peuvent également être
utilises pour héberger des espèces plus volumineuses.
Il conviendrait de veiller à ne pas faire cohabiter des espèces
incompatibles.
1.2.5. Les locaux oû sont hébergés des animaux
devraient être équipés d'installations permettant,
le cas échéant, la réalisation d'expériences
mineures et de certaines manipulations.
1.3. Laboratoires et salles générales et spéciales
d'expérience
1.3.1. Dans les établissements d'élevage ou fournisseurs,
des installations appropriées pour la préparation
des expéditions d'amimaux prêts à être
expédiés devraient être disponibles.
1.3.2. Tous les établissements devraient également
disposer au minimum d'installations de laboratoire permettant d'établir
des diagnostics simples, d'effectuer des examens post-mortem, et/ou
de recueillir des échantillons en vue d'examens de laboratoire
plus approfondis qui seront effectués ailleurs.
1.3.3. Des dispositions, comme par exemple la quarantaine, devraient
être prises pour la réception des animaux de telle
sorte que ceux-ci, lors de leur arrivée, ne mettent pas en
danger les animaux déjà présents dans l'installation.
Des salles générales et spéciale d'expérience
devraient être disponibles pour les cas ou il n'est pas souhaitable
d'effectuer les expériences ou les observations dans la salle
ou sont hébergés les animaux.
1.3.4. Il devrait y avoir des locaux appropriés pour permettre
aux animaux malades ou blessés d'être hébergés
séparément.
1.3.5. Le cas échéant, il conviendrait également
de disposer d'une ou de plusieurs salle d'opération séparées,
équipées de manière à permettre d'effectuer
des expériences chirurgicales dans des conditions d'asepsie.
Il conviendrait de disposer de locaux dans lesquels les animaux
pourraient, si nécessaire se rétablir après
une opération.
1.4. Locaux de service
1.4.1. Les locaux utilisés pour entreposer la nourriture
devraient être frais, secs, à l'abri de la vermine
et des insectes et ceux utilisés pour les litières
devraient être secs et à l'abri de la vermine et des
insectes. Les autres matières qui pourraient être contaminées
ou qui pourraient présenter un risque devraient être
conservées séparément.
1.4.2. Il faudrait disposer de locaux pour entreposer les cages
propres, les instruments et autres équipements.
1.4.3. Les locaux de nettoyage et de lavage devraient être
suffisamment spacieux pour contenir les équipements nécessaires
à la décontamination et au nettoyage du matériel
utilisé. Le circuit de nettoyage devrait être organis&eacuite;
de manière à séparer le passage du matériel
sale et propre afin d'éviter toute contamination de l'équipement
qui vient d'être nettoyé. Les murs et le sol devraient
être recouverts d'un revêtement d'une résistance
appropriée et le système de ventilation suffisamment
puissant pour évacuer toutes chaleur et humidité excessives.
1.4.4. Des dispositions devraient être prises pour le stockage
dans des conditions d'hygiène satisfaisantes et l'élimination
des carcasses et des déchets d'animaux. Si l'incinération
sur place n'est pas possible ou souhaitable, il conviendrait de
prendre les dispositions appropriées pour assurer l'élimination
de ces substances conformément aux règlements et arrêtés
locaux. Des précautions spéciales devraient s'imposer
avec les déchets hautement toxiques ou radioactifs.
1.4.5. La conception et la construction des zones de circulation
devraient correspondre aux normes d'hébergement des animaux.
Les couloirs devraient être suffisamment larges pour permettre
une circulation aisée du matériel roulant.
2. MILIEU AMBIANT DANS LES LOCAUX D'HEBERGEMENT ET SON CONTRÔLE
2. 1. Ventilation
2.1.1. Les locaux d'hébergement des animaux devraient disposer
d'un système de ventilation approprié aux exigences
des espèces hébergées. L'objectif du système
de ventilation est de fournir de l'air pur et de réduire
les odeurs, les gaz toxiques, la poussière et les agents
d'infection de toute sorte. Un autre objectif est de contribuer
à l'élimination de la chaleur et de l'humidité
excessives.
2.1.2.
L'air dans les locaux devrait être renouvelé fréquemment.
Un taux de ventilation de 15 à 20 renouvellements d'air par
heure est généralement suffisant. Néanmoins,
dans certaines circonstances, lorsque la densité de peuplement
est faible, un taux de ventilation de 8 à 10 renouvellements
d'air par heure peut être suffisant et une ventilation mécanique
peut même s'avérer superflue. Dans d'autres cas, il
peut être nécessaire de prévoir un renouvellement
plus fréquent. La recirculation d'air non traité devrait
en tout cas être évitée. Il faut souligner cependant
que même le système le plus efficace ne peut compenser
de mauvaises habitudes de nettoyage ou la négligence.
2.1.3. Les systèmes de ventilation devraient être conçus
de manière à éviter les courants d'air nocifs.
2.1.4.
Il devrait être interdit de fumer dans les locaux dans lesquels
se trouvent des animaux.
2.2.
Température
2.2.1. Le tableau 1 donne la fourchette dans laquelle il est recommandéde
maintenir la température. Il conviendrait aussi de souligner
que les chiffres ne s'appliquent qu'à des animaux adultes
et normaux. Les nouveau-nés et les jeunes ont souvent besoin
d'une température beaucoup plus élevée. Le
réglage de la température des locaux devrait tenir
compte des éventuelles modifications de la thermorégulation
des animaux dues à des conditions physiologiques particulières
ou aux effets des expériences.
2.2.2. Dans les conditions climatiques qui prévalent en Europe,
il peut être nécessaire de prévoir un système
de ventilation muni de dispositifs permettant à la fois le
chauffage et le refroidissement de l'air.
2.2.3. Dans les établissements utilisateurs, la température
des locaux d'hébergement des animaux devrait être contrôlée
de façon précise. En effet, la température
ambiante est un facteur physique ayant un effet important sur le
métabolisme de tous les animaux.
2.3. Humidité
Les variations extrêmes de l'humidité relative (HR)
ont un effet néfaste sur la santé et le bien-être
des animaux. Il est recommandé par conséquent que
le niveau de HR dans les locaux soit appropriéaux espèces
hébergées et soit normalement maintenu à 55
% + 10 %. Des valeurs inférieures à 40 % ou supérieures
à 70 % devraient être évitées pendant
une période prolongée.
2.4. Eclairage
Dans les locaux dépourvus de fenêtres. il est nécessaire
d'assurer un éclairage artificiel contrôle pour, à
la fois, satisfaire aux exigences biologiques des animaux et fournir
un environnement de travail satisfaisant. Il est également
nécessaire d'exercer un contrôle de l'intensité
lumineuse et du cycle lumière- obscurité. Lorsqu'on
élève des animaux albinos, il devrait être tenu
compte de leur sensibilité à la lumière (voir
aussi point 2.6).
2.5. Bruit
Le bruit peut être un facteur important de trouble dans les
locaux destines aux animaux. Les locaux d'hébergement et
les salles d'expérience devraient être isolés
contre les sources de bruits élevés dans la gamme
de sons audibles et des sons à haute fréquence, afin
d'éviter des troubles du comportement et de la physiologie
des animaux. Des bruits soudains peuvent entraîner des modifications
considérables des fonctions organiques mais, puisque certains
bruits sont souvent invivables, il peut être opportun dans
certaines circonstances de fournir dans les locaux d'hébergement
et les salles d'expériences un fond sonore continu, d'intensité
modérée, comme par exemple de la musique douce.
2.6. Système d'alarme
Une installation abritant un grand nombre d'animaux est vulnérable.
Il est en conséquence recommande de protéger correctement
les installations en prévoyant des systèmes destines
à détecter les incendies et l'entrée de personnes
non autorisées. Les défauts techniques ou les pannes
du système de ventilation constituent un autre danger pouvant
entraîner des troubles et même la mort des animaux par
suffocation ou excès de chaleur ou, dans les cas les moins
graves, pouvant avoir sur une expérience des effets négatifs
au point de la faire échouer et d'obliger à la refaire.
Il conviendrait donc d'installer des dispositifs de surveillance
adéquats en relation avec le système de chauffage
et de ventilation pour permettre au personnel de suivre son fonctionnement
en général. S'il y a lieu, il serait souhaitable d'installer
un groupe électrogène de secours afin d'assurer le
fonctionnement des appareils assurant la survie des animaux et l'éclairage
en cas de panne ou d'interruption de la fourniture d'électricité.
Des instructions claires concernant les dispositions à prendre
en cas d'urgence devraient être affichées bien en vue.
Il est recommandé de prévoir un système d'alarme
dans les viviers à poissons en cas de panne du dispositif
d'approvisionnement en eau. Il conviendrait de s'assurer que le
fonctionnement du système d'alarme perturbe aussi peu que
possible les animaux.
3. SOINS
3. 1. Santé
3.1.1. La personne responsable de l'établissement devrait
veiller à ce qu'une inspection régulière des
animaux et un contrôle des conditions dans lesquelles ils
sont hébergés et soignés soient assurés
par un vétérinaire ou une autre personne compétente.
3.1.2. En raison du risque potentiel qu'ils constituent pour les
animaux, la santéet l'hygiène du personnel devraient
faire l'objet d'une attention particulière.
3.2. Capture
Les animaux sauvages ou issus d'animaux errants ne devraient être
capturés que par des méthodes humaines et par des
personnes expérimentées qui ont une connaissance approfondie
des habitudes et des habitats des animaux à capturer. S'il
faut utiliser dans l'opération de capture un anesthésique
ou un quelconque médicament, celui-ci devrait être
administrépar un vétérinaire ou par une autre
personne compétente. Tout animal gravement blessé
devrait être présenté le plus tôt possible
à un vétérinaire aux fins de traitement. Si,
de l'avis du vétérinaire, l'animal ne peut survivre
qu'avec des souffrances et des douleurs, il devrait être immédiatement
sacrifié selon une méthode humaine. En l'absence de
vétérinaire, tout animal gravement blessé devrait
être immédiatement sacrifié selon une méthode
humaine.
3.3. Conditions d'emballage et de transport
Tout transport est sans aucun doute pour les animaux une épreuve
pénible qu'il faudrait atténuer dans la mesure du
possible. Les animaux devraient être en bonne santé
pour pouvoir être transportés et l'expéditeur
a le devoir de contrôler qu'ils le sont. Des animaux malades
ou en mauvaise condidon ne devraient jamais être transportés,
sauf pour des raisons thérapeutiques ou diagnostiques. Il
convient de donner des soins particulier aux femelles en état
de gestation avancée. Les femelles risquant de mettre bas
en cours de route ou celles ayant mis bas au cours des précédentes
quarante-huit heures, ainsi que leur progéniture, ne devraient
pas être transportées. L'expéditeur et le transporteur
devrait prendre toutes les précautions nécessaires
au cours de l'emballage, du chargement et du transit, en vue d'éviter
les souffrances inutiles causées par une ventilation inadéquat,
l'exposition à des températures extrêmes, le
manque de nourriture et d'eau, de longs retards, etc. Le destinataire
devrait être correctement informé des détails
du transport et des caractéristiques des documents de transport
afin de garantir une manutention et une livraison rapides au lieu
de destination. Il est rappeléque, en ce qui concerne le
transport international des animaux, les directives 77/489/CEE et
81/389/CEE sont applicables. Il est également recommandéde
respecter strictement les lois et règlements nationaux, ainsi
que les règlements relatifs aux animaux vivants de l'association
internationale des transports aériens et de l'association
pour le transport aérien des animaux (animal air Transport
association).
3.4. Réception et déballage
Les colis contenant des animaux devraient être récupérés
et déballés sans délai superflux, après
inspection, les animaux devraient être transférés
dans des cages ou des enclos propres oû on leur donnera de
la nourriture et de l'eau de manière appropriée. Les
animaux malades ou en mauvaise condition physique devraient être
mis en observation et gardés à l'écart des
autres animaux. Ils devraient être examinés dès
que possible par un vétérinaire ou une autre personne
compétente et soignés si nécessaire. Les animaux
n'ayant aucune chance de guérison devraient être immédiatement
sacrifiés selon une méthode humaine. Enfin, tous les
animaux reçus doivent être enregistrés et marqués
conformément aux articles 17, 18 et à l'article 19
paragraphe 5 de la directive. Les boites ayant servi au transport
devraient être détruites immédiatement si l'on
ne dispose pas d'installations de décontamination.
3.5. Quarantaine, isolement et acclimatation
3.5.1. Les buts de la quarantaine sont :
a) de protéger les autres animaux de l'établissement
;
b) de protéger l'homme contre des infections zoonotiques
et
c) de développer une bonne pratique scientifique.
a moins que l'état de santé des animaux introduits
dans un établissement ne soit satisfaisant, il est recommandéde
les mettre en quarantaine. Dans certains cas, par exemple celui
de la rage, la durée peut en être fixée par
la législation nationale de l'Etat membre. Dans d'autres
cas, elle sera variable et devrait être déterminée
en fonction des circonstances par une personne compétente,
normalement le vétérinaire engagé par l'établissement
(voir aussi tableau 2).
Les animaux pourront être utilisés pour de expériences
pendant la période de quarantaine dans la mesure oû
ils se sont acclimatés à leur nouvel environnement
et oû ils ne présentent aucun risque important pour
d'autres animaux ou pour l'homme.
3.5.2. Il est recommandéde prévoir des locaux pour
isoler les animaux qui montrent des signes de mauvaise santéou
qui sont suspecteé d'être en mauvaise santé
et qui pourraient présenter des risques pour l'homme ou pour
d'autres animaux.
3.5.3. Même s'il est constaté que les animaux sont
en bonne santé, il est de bonne pratique zootechnique de
leur faire subir une période d'acclimatation avant de les
utiliser dans une expérience. Le temps nécessaire
dépend de plusieurs facteurs, tel le stress subi par l'animal
qui est lui-même fonction de plusieurs facteurs, comme la
durée du transport et l'âge de l'animal. La durée
de cette période sera décidée par la personne
compétente.
3.6. Mise en cage
3.6.1. On peut distinguer deux grands systèmes pour l'hébergement
des animaux.
Il s'agit, en premier lieu, du système existant dans les
établissements d'élevage, fournisseurs et utilisateurs
du secteur biomédical et destinés à l'hébergement
d'animaux, tels que des rongeurs, des lapins, des carnivores, des
oiseaux et des primates non humains. quelquefois également
des ruminants, des porcs et des chevaux. Des lignes directrices
suggérées pour les cages, les enclos (boxes), les
enclos extérieurs et les stalles convenant à ces installations
figurent aux tableaux 3 à 13. Des indications supplémentaires
sur les surfaces minimales au sol des cages figurent aux diagrammes
1 à 7. En outre, des indications correspondantes pour l'évaluation
de la densité d'élevage dans les cages figurent aux
diagrammes 8 à 12.
Il s'agit, en second lieu, du système qui existe souvent
dans les établissements effectuant des expériences
uniquement avec des animaux de ferme ou de taille analogue. Les
moyens existant dans de tels établissements ne devraient
pas être inférieurs à ceux préconisés
par des normes vétérinaires courantes.
3.6.2. Les cages et les enclos ne devraient pas être fabriqués
dans un matériau préjudiciable à la santé
des animaux ; ils devraient être conçus de façon
à empêcher les animaux de se blesser et, sauf s'ils
sont jetés après usage, être construis dans
un matériau résistant adapté aux techniques
de nettoyage et de décontamination. Une attention particulière
devrait être accordée à la conception des planchers
des cages et enclos qui devraient varier selon les espèces
et l'âge de l'animal et être conçus pour faciliter
l'évacuation des déjections.
3.6.3. Les enclos extérieurs devraient être conçus
pour le bien-être des espèces. Ils devraient permettre
la satisfaction de certains besoins éthologiques (possibilité
de grimper, de s'isoler ou de s'abriter temporairement par exemple).
Ils devraient en outre permettre un nettoyage efficace et éviter
le contact avec d'autres animaux.
3.7. alimentation
3.7.1. Dans le choix, la production et la préparation des
aliments, des précautions devraient être prises pour
éviter toute contamination chimique, physique et microbiologique.
Ils devraient être emballés, le cas échéant,
dans des sacs fermés étanches portant l'indication
de la date de fabrication. L'emballage, le transport et le stockage
devraient être conçus de façon à éviter
la contamination, la détérioration ou la destruction.
Les locaux servant au stockage devraient être frais, sombres,
secs, à l'abri de la vermine et des insectes. Les aliments
périssables comme le fourrage vert, les légumes, les
fruits, la viande, le poisson, etc. devraient être conservés
dans des chambres froides, des réfrigérateurs ou des
congélateurs.
Toutes les trémies, tous les abreuvoirs ou les autres ustensiles
servant à alimenter les animaux devraient être nettoyés
et, si nécessaire, stérilisés régulièrement.
Si l'on emploie des aliments humides ou si les aliments sont facilement
contaminés par l'eau, l'urine, etc., un nettoyage quotidien
est nécessaire.
3.7.2. La présentation de l'alimentation varie selon l'espèce,
mais elle devrait être telle qu'elle permette de satisfaire
les besoins physiologiques de l'animal. De plus, il conviendrait
de prendre les dispositions nécessaires afin que chaque animal
ait accès aux aliments.
3.8. Eau
3.8.1. Tous les animaux doivent disposer en permanence d'eau potable
non contaminée. Pendant le transport, il est admis que l'eau
soit fournie comme partie d'une alimentation humide. Cependant,
l'eau est un véhicule des micro-organismes, et c'est pourquoi
elle devrait être fournie de façon que les risques
soient minimisés. Deux méthodes sont couramment utilisées,
les biberons et les systèmes d'abreuvement automatiques.
3.8.2.
Pour de petits animaux comme les rongeurs et les lapins, on emploie
souvent des biberons. Lorsque de tels récipients sont utilises,
ils devraient être faits d'un matériau translucide,
afin de permettre le contrôle du contenu. Le goulot devrait
être suffisamment large pour permettre un nettoyage facile
et efficace, et, si le biberon est en matière plastique,
il devrait être non lixiviable. Les capsules, bouchons et
tuyaux devraient aussi pouvoir être stérilisés
et être faciles à nettoyer. Tous les biberons et tous
les accessoires devraient être démontés, nettoyés
et stérilisés à intervalles appropriés
et réguliers. Il serait préférable de remplacer
chaque fois les biberons par des biberons propres et stérilisés
plutôt que de les remplir de nouveau dans les locaux d'hébergement
des animaux.
3.8.3.
Les abreuvoirs automatiques devraient être régulièrement
vérifiés et entretenus et l'on devrait en contrôler
régulièrement le fonctionnement pour éviter
les accidents et le développement d'infections. Si des cages
à plancher compact sont utilisées, il faudrait veiller
à minimiser le risque d'inondation. Il est également
recommandéde procéder régulièrement
à un examen bactériologique du système pour
contrôler la qualitéde l'eau.
3.8.4.
L'eau provenant du réseau public contient quelques micro-organismes
considérés généralement sans danger,
à moins que l'on ne travaille avec des animaux définis
microbiologiquement. Dans de tels cas, l'eau devrait être
traitée. L'eau du réseau d'alimentation public est
généralement chlorurée afin de limiter le développement
de micro-organismes. Cette chloruration ne suffit pas toujours à
limiter la croissance de certains germes pathogènes potentiels,
comme par exemple les pseudomonas. Une précaution supplémentaire
peut consister à augmenter le taux de chlore dans l'eau ou
à acidifier l'eau pour obtenir l'effet recherche.
3.8.5.
Les poissons, amphibiens et reptiles ont une tolérance très
variable d'espèce à espèce à l'égard
de l'acidité, du chlore et autres produits chimiques. C'est
pourquoi des dispositions devraient être prises pour adapter
l'alimentation en eau des aquariums et viviers aux besoins et aux
seuils de tolérance des espèces individuelles.
3.9. Litières
Les litières devraient être sèches, absorbantes,
sans poussière, non toxiques, exemptes de tout agent d'infection
ou de vermine ou de toute autre forme de contamination. Il conviendrait
tout particulièrement d'éviter l'utilisation de sciure
ou de matériaux de litière dérivés de
bois traité chimiquement. On peut employer également
certains sous-produits ou déchets industriels (comme le papier
déchiqueté).
3.10. Exercice et maniement
3.10.1. Il conviendrait de saisir toutes les occasions possibles
pour perrnettre aux animaux de prendre de l'exercice.
3.10.2.
Le comportement de l'animal au cours d'une expérience dépend
énormément de sa confiance en l'homme, confiance qu'il
faut développer. L'animal sauvage ou issu d'un animal errant
ne sera probablement jamais l'animal idéal pour les expériences.
Ce n'est pas le cas de l'animal domestique né et élevé
au contact de l'homme. La confiance une fois établie devrait
cependant être préservée. On recommande donc
de maintenir des contacts fréquents, de façon que
les animaux se familiarisent avec la présence et avec l'activité
de l'homme. Le cas échéant, il faudrait consacrer
un certain temps à parler aux animaux, s'en occuper et les
nettoyer. Le personnel devrait faire preuve de bienveillance, de
douceur et de fermeté lorsqu'il s'occupe des animaux.
3.11. Nettoyage
3.11.1.
La qualité d'une installation réservée aux
animaux dépend dans une très large mesure de sa bonne
hygiène. Des instructions claires devraient être données
pour le renouvellement des litières dans les cages et les
enclos.
3.11.2.
Il conviendrait d'établir un programme de règles adéquates
pour le nettoyage, le lavage, la décontamination et si nécessaire
la stérilisation des cages et des accessoires, des biberons
et de tout autre matériel. Il conviendrait aussi de maintenir
un niveau élevé de propreté et d'ordre dans
les locaux réservés aux animaux ainsi que dans les
locaux de lavage et de stockage.
3.11.3. Il conviendrait de procéder régulièrement
au nettoyage et au remplacement, le cas échéant, des
matériaux recouvrant le sol dans les cages, enclos et enclos
extérieurs pour éviter qu'ils ne deviennent une source
d'infection et d'infestation par des parasites.
3.12. Sacrifice des animaux selon des méthodes humaines
3.12.1. Toute méthode humaine de sacrifice des animaux exige
des connaissances qui ne peuvent être acquises que par une
formation appropriée.
3.12.2. Un animal profondément inconscient peut être
saigné, mais des medicaments qui paralysent les muscles avant
la perte de conscience, ceux ayant les effets du curare, et l'électrocution
sans passage de courant à travers le cerveau, ne devraient
pas être utilisés sans anesthésie préalable.
L'enlèvement du corps ne devrait pas intervenir avant l'apparition
de la rigidité cadavérique.
TABLEAU 1
Lignes directrices pour la température des locaux
(animaux hébergés en cages ou en enclos intérieurs)
Espèces ou groupes d'espèces
Fourchette optimale en degrés C
- Primates du Nouveau Monde non humains : 20-28
- Souris : 20-24
- Rat : 20-24
- Hamster syrien : 20-24
- Gerbille : 20-24
- Cobaye : 20-24
- Primates de l'ancien Monde non humains : 20-24
- Caille : 20-24
- Lapin : 15-21
- Chat : 15-21
- Chien : 15-21
- Furet : 15-21
- Volaille : 15-21
- Pigeon : 15-21
- Porc : 10-24
- Chèvre :10-24
- Mouton : 10-24
- Bovin : 10-24
- Cheval : 10-24
Note : Dans des cas particuliers, par exemple lorsqu'on héberge
des animaux très jeunes ou sans poils, des températures
de locaux d'hébergement plus élevées que celles
indiquées peuvent être nécessaires.
TABLEAU
2
Lignes directrices pour les périodes de quarantaine locale
Note liminaire : Pour les animaux importés, toutes les périodes
de quarantaine devraient être conformes aux réglementations
nationales des Etats membres. En ce qui concerne les périodes
de quarantaine locale, la période devrait être déterminée,
selon les circonstances, par une personne compétente, normalement
par un vétérinaire nommé par l'établissement.
Espèces
- Souris : 5-15 jours
- Rat : 5-15 jours
- Gerbille : 5-15 jours
- Cobaye : 5-15 jours
- Hamster syrien : 5-15 jours
- Lapin : 20-30 jours
- Chat : 20-30 jours
- Chien : 20-30 jours
- Primates non humains : 40-60 jours
TABLEAU
3
Lignes directrices pour la mise en cage de petits rongeurs et de
lapins
(stockage et expériences)
•
Surface au sol minimale de la cage (en cm2)
- Souris : 180
- Rat : 350
- Hamster syrien : 180
- Cobave : 600
- Lapin I kg : 1400
- Lapin 2 kg : 2000
- Lapin 3 kg : 2500
- Lapin 4 kg : 3000
- Lapin 5 kg : 3600
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Souris : 12
- Rat : 14
- Hamster syrien : 12
- Cobave : 18
- Lapin I kg : 30
- Lapin 2 kg : 30
- Lapin 3 kg : 35
- Lapin 4 kg : 40
- Lapin 5 kg : 40
Note
: Par "hauteur de la cage" on entend la distance entre
le sol de la cage et la partie horizontale supérieure du
couvercle ou de la cage.
Lors de la planification des expériences, il faudrait tenir
compte de la croissance potentielle des animaux afin de leur assurer
un espace appropriéconformément à ce tableau
durant toutes les phases des expériences.
Voir également les diagrammes 1 à 5 et 8 à
12
TABLEAU
4
Lignes directrices pour la mise en cage de petits rongeurs de reproduction
•
Surface au sol minimale de la cage pour une mère et sa portée
(en cm2)
- Souris : 200
- Rat : 800
- Hamster syrien : 650
- Cobaye : 1200
- Cobaye en harems : 1000 par adulte
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Souris : 12
- Rat : 14
- Hamster syrien : 12
- Cobaye : 18
- Cobaye en harems : 18 par adulte
Note : Pour la definition de la "hauteur de la cage "
voir la note du tableau 3.
TaBLEaU
5
Lignes directrices pour la mise en cage de lapins de reproduction
•
Surface au sol minimale de la cage pour une lapine et sa portée
(en m2)
- Lapine de 1 kg : 0,30
- Lapine de 2 kg : 0,35
- Lapine de 3 kg : 0,40
- Lapine de 4 kg : 0,45
- Lapine de 5 kg : 0,50
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Lapine de 1 kg : 30
- Lapine de 2 kg : 30
- Lapine de 3 kg : 35
- Lapine de 4 kg : 40
- Lapine de 5 kg : 40
•
Surface minimale du nid (en m2)
- Lapine de 1 kg : 0,10
- Lapine de 2 kg : 0,10
- Lapine de 3 kg : 0,12
- Lapine de 4 kg : 0,12
- Lapine de 5 kg : 0,14
Note : Pour la définition de la "hauteur de la cage",
voir la note du tableau 3.
La surface au sol minimale de la cage pour une lapine et sa portée
inclut la surface au sol de la boite à nids.
Voir également le diagramme 6.
TABLEAU
6
Lignes directrices pour les locaux d'hébergement de chats
(expériences et reproduction)
•
Surface au sol minimale de la cage par chat (en m2)
- Chat de 0,5-1 kg : 0,2
- Chat de 1-3 kg : 0,3
- Chat de 3-4 kg : 0,4
- Chat de 4-5 kg : 0,6
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Chat de 0,5-1 kg : 50
- Chat de 1-3 kg : 50
- Chat de 3-4 kg : 50
- Chat de 4-5 kg : 50
•
Surface au sol minimale de la cage par chatte et portée (en
m2)
- Chat de 1-3 kg : 0,58
- Chat de 3-4 kg : 0,58
- Chat de 4-5 kg : 0,58
•
Surface au sol minimale de l'enclos par chatte et portée
(en m2)
- Chat de 1-3 kg : 2
- Chat de 3-4 kg : 2
- Chat de 4-5 kg : 2
Note : L'hébergement de chats dans des cages devrait être
strictement limité. Les chats ainsi confinés devraient
pouvoir prendre de l'exercice au moins une fois par jour lorsque
ceci ne gène pas les expériences. Les enclos pour
chats devraient toujours être équipés de plateaux
à excréments, d'une surface de repos amplement suffisante
et d'objets leur permettant de grimper et de faire leurs griffes.
Par "hauteur de la cage" on entend la distance verticale
entre le point le plus élevé du sol de la cage et
le point le plus bas du sommet de la cage.
Pour le calcul de la surface minimale du sol, on peut inclure la
surface des plateaux de repos. La surface au sol minimale pour une
chatte et sa portée inclut la surface de 0,18 m2 de la boite
des chatons.
Voir également le diagramme 7.
TABLEAU
7
Lignes directrices pour l'hébergement de chiens en cages
(expériences)
•
Surface au sol minimale de la cage par chien (m2)
- Chien de taille 30 cm (à hauteur d'épaule) : 0,75
- Chien de taille 40 cm (à hauteur d'épaule) : 1,00
- Chien de taille 70 cm (à hauteur d'épaule) : 1,75
•
Hauteur minimale de la cage (cm)
- Chien de taille 30 cm (à hauteur d'épaule) : 60
- Chien de taille 40 cm (à hauteur d'épaule) : 80
- Chien de taille 70 cm (à hauteur d'épaule) : 140
Note : Les chiens ne devraient pas être logés en cage
pendant plus longtemps qu'il n'est absolument nécessaire
aux fins de l'expérience. Les chiens en cages devraient pouvoir
prendre de l'exercice au moins une fois par jour, à moins
que cela ne soit incompatible avec le but de l'expérience.
Un délai devrait être fixé au-delà duquel
un animal ne devrait pas être confiné sans exercice
quotidien. Les surfaces d'exercice devraient être suffisamment
grandes pour permettre aux animaux de se mouvoir librement. On ne
devrait utiliser de sols grillagés dans les cages destinées
aux chiens que si l'expérience l'exige.
Compte tenu des grandes différences de taille et du rapport
limitéentre la taille et le poids des différentes
races de chiens, la hauteur de la cage devrait être fixée
en fonction de la hauteur du corps de chaque animal mesurée
à hauteur des épaules. En règle générale,
la hauteur minimale de la cage devrait être de deux fois sa
taille mesurée à hauteur des épaules.
Pour la définition de la "hauteur de la cage",
voir la note du tableau 6.
TABLEAU
8
Lignes directrices pour l'hébergement de chiens en enclos
(stockage, expériences et reproduction)
•
Surface au sol minimale de l'enclos par chien (en m2)
- Chien de moins de 6 kg : 0,5
- Chien de 6-10 kg : 0,7
- Chien de 10-20 kg : 1,2
- Chien de 20-30 kg : 1,7
- Chien de plus de 30 kg : 2,2
•
Surface adjacente d'exercice minimale par chien (en m2) : jusqu'à
3 chiens
- Chien de moins de 6 kg : 0,5 (1,0)
- Chien de 6-10 kg : 1,4 (2,1)
- Chien de 10-20 kg : 1,6 (2,8)
- Chien de 20-30 kg : 1,9 (3,6)
- Chien de plus de 30 kg : 2,0 (4,0)
•
Surface adjacente d'exercice minimale par chien (en m2) : plus de
3 chiens
- Chien de moins de 6 kg : 0,5 (1,0)
- Chien de 6-10 kg : 1,2 (1,9)
- Chien de 10-20 kg : 1,4 (2,6)
- Chien de 20-30 kg : 1,6 (2,3)
- Chien de plus de 30 kg : 1,8 (3,8)
Note : Les chiffres entre parenthèses indiquent la surface
totale par chien, c'est-à-dire la surface au sol de l'enclos
plus la surface adjacente d'exercice. Les chiens gardés en
permanence dans des enclos extérieurs devraient avoir accès
à un endroit abrité pour se protéger des mauvaises
conditions atmosphériques. Lorsque les chiens sont logés
sur des surfaces grillagées, une surface pleine devrait leur
être fournie pour dormir. On ne devrait utiliser de sols grillagés
que si l'expérience l'exige. Les séparations entre
enclos devraient être faites de telle sorte que les chiens
ne puissent se blesser l'un l'autre.
Tous les enclos devraient disposer d'un système approprié
d'écoulement.
TABLEAU
9
Lignes directrices pour la mise en cage de primates non humains
(stockage, expériences et reproduction)
Note liminaire : Compte tenu de la très grande diversitédes
tailles et des caractéristiques des primates. il est particulièrement
important de faire concorder la taille, l'équipement intérieur
et les dimensions des cages avec leurs besoins spécifiques.
Le volume total de la cage est tout aussi important pour les primates
que la surface minimale au sol. En règle générale,
La hauteur de la cage, au moins pour les singes anthropoïdes
et autres simiens, devrait être sa plus grande dimension,
au minimum, les cages devraient être suffisamment hautes pour
permettre aux animaux de se tenir debout. La hauteur minimale de
la cage pour les brachiateurs devrait permettre à ces animaux
de se balancer en pleine extension du plafond et sans que leurs
pieds touchent le sol de la cage. Le cas échéant,
des perchoirs devraient être installés pour permettre
aux animaux d'utiliser la partie supérieure de la cage.
Il est possible d'héberger dans une cage deux primates qui
s'entendent. Lorsque les primates ne peuvent pas être hébergés
par deux, les cages devraient être placées de façon
que les primates puissent se voir mais, le cas échéant,
il devrait aussi être possible de les empêcher de se
voir.
Sous réserve de ces observations, le tableau suivant constitue
une ligne directrice générale visant plus particulièrement
la mise en cage des groupes d'espèces les plus couramment
utilisées (super-familles des céboidés et des
cercopithécidés).
•
Surface au sol minimale de la cage pour un ou deux animaux (en m2)
- Primate de moins de 1 kg : 0,25
- Primate de 1-3 kg : 0,35
- Primate de 3-5 kg : 0,50
- Primate de 5-7 kg : 0,70
- Primate de 7-9 kg : 0,90
- Primate de 9-15 kg : 1,10
- Primate de 15-25 kg : 1,50
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Primate de moins de 1 kg : 60
- Primate de 1-3 kg : 75
- Primate de 3-5 kg : 80
- Primate de 5-7 kg : 85
- Primate de 7-9 kg : 90
- Primate de 9-15 kg : 125
- Primate de 15-25 kg : 125
Note : Pour la définition de la "hauteur de la cage",
voir la note du tableau 6.
TABLEAU
10
Lignes directrices pour la mise en cage de porcs
(stockage et expériences)
•
Surface au sol minimale de la cage par porc (en m2)
- Porc de 5-15 kg : 0,35
- Porc de 15-25 kg : 0,55
- Porc de 25-40 kg : 0,80
•
Hauteur minimale de la cage (en cm)
- Porc de 5-15 kg : 50
- Porc de 15-25 kg : 60
- Porc de 25-40 kg : 80
Note : Ce tableau s'appliquerait également aux porcelets.
Les porcs ne devraient pas être gardés dans des cages
sauf nécessité absolue aux fins de l'expérience
et, dans ce cas, seulement pour une période de temps minimale.
Pour la définition de la "hauteur de la cage",
voir la note du tableau 6.
TABLEAU
11
Lignes directrices pour l'hébergement des animaux de ferme
en enclos
(stockage et expériences dans des établissements utilisateurs)
•
Surface au sol minimale de l'enclos (en m2)
- Porcs de 10-30 kg : 2
- Porcs de 30-50 kg : 2
- Porcs de 50-100 kg : 3
- Porcs de100-150 kg : 5
- Porcs de plus de 150 kg : 5
- Moutons de moins de 70 kg : 1,4
- Chèvres de moins de 70 kg : 1,6
- Bovins de moins de 60 kg : 2,0
- Bovins de 60-100 kg : 2,2
- Bovins de 100-150 kg : 2,4
- Bovins de 150-200 kg : 2,5
- Bovins de 200-400 kg : 2,6
- Bovins de plus de 400 kg : 2,8
- Cheveaux adultes : 13,5
•
Longueur minimale de l'enclos (en m)
- Porcs de 10-30 kg : 1,6
- Porcs de 30-50 kg : 1,8
- Porcs de 50-100 kg : 2,1
- Porcs de100-150 kg : 2,5
- Porcs de plus de 150 kg : 2,5
- Moutons de moins de 70 kg : 1,8
- Chèvres de moins de 70 kg : 1,8
- Bovins de moins de 60 kg : 1,1
- Bovins de 60-100 kg : 1,8
- Bovins de 100-150 kg : 1,8
- Bovins de 150-200 kg : 2,0
- Bovins de 200-400 kg : 2,2
- Bovins de plus de 400 kg : 2,2
- Cheveaux adultes : 4,5
•
Hauteur minimale de la séparation dans les enclos (en m)
- Porcs de 10-30 kg : 0,8
- Porcs de 30-50 kg : 1,0
- Porcs de 50-100 kg : 1,2
- Porcs de100-150 kg : 1,4
- Porcs de plus de 150 kg : 1,4
- Moutons de moins de 70 kg : 1,2
- Chèvres de moins de 70 kg : 2,0
- Bovins de moins de 60 kg : 1,0
- Bovins de 60-100 kg : 1,0
- Bovins de 100-150 kg : 1,0
- Bovins de 150-200 kg : 1,2
- Bovins de 200-400 kg : 1,4
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