Toutes les espèces animales sont utilisées en expérimentation animale. Lors de ces expérimentations, soit les animaux meurent dans des conditions de douleur intense, soit ils sont sacrifiés à la fin de l’expérimentation pour des analyses post-mortem (prélèvements d’organes ou de tissus en vue d’examens ou analyses, des dégâts provoqués par la substance…), soit ils sont euthanasiés car les lésions causés par l’expérience sont trop importantes et ils ne sont plus viables. Même le lot témoin (qui ne subit aucun traitement) sera sacrifié afin de comparer les analyses d’autopsie.
Il arrive également qu’un animal soit « ré-utilisé » pour une deuxième expérience. Mais, il ne peut selon la législation européenne, sauf exception justifiée, être procédé sans anesthésie ou analgésique à plus d’une intervention douloureuse par animal !
Pourquoi
Selon la législation française et européenne, les tests sur les animaux sont obligatoires pour s’assurer de l’innocuité des médicaments, des produits chimiques, des cosmétiques …
L’expérimentation animale est aussi pratiquée en recherche, dans l’enseignement et l’armement. Mais dans ces domaines, aucune législation n’existe. Seuls l’expérimentateur et le laboratoire doivent avoir une autorisation pour expérimenter. Les protocoles ne sont pas réglementés et laissés au libre choix de l’expérimentateur.
Comment
Dans les laboratoires, les animaux sont empoisonnés légalement : test d’irritation (peau, œil), mutagénicité, génotoxicité, toxicité aiguë (voie orale, dermique, inhalation) et toxicité à doses répétées, toxicocinétique, cancérogénicité, toxicité pour la reproduction, neurotoxicité, immunotoxicité …
Les expérimentations les plus connues sont :
Le test de Draize : ce test est pratiqué
le plus souvent sur des lapins, mais il peut aussi être
appliqué sur des chiens ou des singes. La tête maintenue
dans un carcan, l'animal reçoit dans les yeux des produits
chimiques. Il peut arriver que les yeux soient maintenus ouverts
de force, par des écarteurs métalliques. Les lésions
de la cornée sont étudiées sur plusieurs
jours, l'animal étant vivant. Les traumatismes varient
de la démangeaison jusqu'à la crevaison de l'oeil.

Le
test d'irritation de la peau : L'animal est rasé,
puis sa peau et incisée. Dans les plaie sont appliqué
les produits à tester (crème, parfum, etc.) Puis
l'animal est laissé dans sa cage, sans soins, afin d'observer
les lésions et leurs importances.

Test
de photo-toxicité : On expose à des lampes
ultraviolets des rongeurs épilés et enduits du produit
à tester afin d'évaluer les réactions de
ce produit aux rayons solaires.
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