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Les tests sur les animaux dans l'industrie des cosmétiques en France

Un rapport des Docteurs
Chris Langley MA PhD et Gill Langley MA Phd MIBiol

Décembre 2003

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Chapitre VII
Conclusions et recommandations
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Les expérimentations consistant à tester des ingrédients ou des produits cosmétiques sur des animaux infligent chaque année la douleur, l'angoisse et la mort à des milliers d'êtres sensibles. Cette activité, pratiquée au nom du commerce, est le fait d'une industrie qui produit et commercialise des biens de luxe n'ayant aucun caractère essentiel, et qui tire profit de la souffrance des animaux.
Dans l'ensemble de l'Europe, France comprise, une majorité du public a clairement montré qu'elle souhaitait la fin de ces tests sur les animaux. C'est un devoir pour un gouvernement de refléter la volonté de ses citoyens, aussi le gouvernement français devrait-il agir dans ce sens.
La validité des tests pratiqués sur les animaux, en tant que procédures scientifiques visant à prédire les réactions de l'organisme humain, est largement remise en cause, et c'est par la force de l'habitude et par convention que ces pratiques se poursuivent, plutôt que parce que l'on croit à leur fiabilité. Il serait essentiel d'orienter le financement et le savoir-faire vers le développement et la validation de nouvelles méthodes de tests, non cruelles et ne faisant pas souffrir les animaux au nom de la vanité. En attendant, l'industrie des cosmétiques devrait se servir du stock d'ingrédients existants pour la création de ses nouveaux produits.
OneVoice condamne les tests des ingrédients de cosmétiques pratiqués sur les animaux, en raison des souffrances que cela entraîne. Il se trouve aussi que les résultats de ces tests ne sont souvent pas applicables à l'être humain, en raison des différences entre les espèces et parce que ces tests sont mal conçus. Cela signifie que la sécurité des consommateurs peut se trouver compromise par certains ingrédients de produits cosmétiques qui semblent sans risques lorsqu'ils sont testés sur des animaux comme les rats, les souris ou les lapins.

OneVoice demande au gouvernement de mettre fin aujourd'hui même aux tests d'ingrédients de produits cosmétiques et d'articles de toilette sur les animaux.

Comme mesures transitoires, et pour promouvoir l'abolition des tests sur les animaux à l'échelle de l'Europe et du reste du monde, OneVoice énonce les recommandations suivantes à l'attention du gouvernement français, des députés européens et de l'industrie :

– Le gouvernement et l'industrie des cosmétiques ayant fait en sorte que les animaux continuent de souffrir au nom de la vanité, c'est à eux qu'incombe la responsabilité de consacrer le maximum de ressources financières et humaines à un programme national de développement et de validation des méthodes substitutives.
– Il faut que le gouvernement renonce à sa tentative de perpétuer la souffrance et la mort des animaux, et qu'il retire sa plainte contre la Commission européenne à propos de la septième révision de la Directive sur les cosmétiques. Il existe déjà plus de 8.000 ingrédients considérés comme sans risques et qui peuvent être utilisés pour développer de nouveaux produits, en attendant de disposer de méthodes substitutives de tests dans tous les domaines.
– Il faut que le gouvernement français, ainsi que les autres instances dirigeantes nationales partout en Europe, fassent savoir aux laboratoires qu'un reclassement des tests pratiqués sur les animaux pour contourner l'interdiction de tester relative aux cosmétiques serait inacceptable, et que procéder de la sorte constituerait une trahison vis-à-vis de ce que veut l'opinion publique.
– Il faut que le gouvernement clarifie et explique la diminution aussi considérable qu'improbable du nombre de tests pratiqués sur les animaux pour les produits cosmétiques et articles de toilette au cours de ces huit dernières années, ainsi que les incohérences des chiffres de 1999, et qu'il publie des statistiques corrigées.
– IL faut que les députés français du Parlement européen saisissent toutes les opportunités de soutenir le projet d'interdiction, et qu'ils fassent pression pour que l'Union Européenne consacre davantage de fonds au développement des méthodes substitutives.
– En tant qu'Etat membre, la France devrait intervenir plus activement pour la promotion d'une intégration rapide des méthodes substitutives valides dans les Lignes directrices de tests de l'OCDE.
– Il faut que le SCCNFP ne limite pas son acceptation des statistiques de tests aux seuls tests substitutifs qui ont reçu l'aval réglementaire au niveau européen, surtout si les retards, en la matière, sont imputables à la bureaucratie. Si le SCCNFP est convaincu qu'une méthode substitutive de test est scientifiquement valide, il ne devrait pas attendre l'agrément de l'Union Européenne (il devrait d'ailleurs s'employer à faciliter cet agrément).
– Il faut que les représentants français au SCCNFP réclament que soient admises par tous les Etats membres de l'Union Européenne les statistiques produites par ces méthodes non cruelles.

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Représentant français de Europe for Animal Rights et de la Coalition Européenne
pour mettre fin à l'Expérimentation Animale
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One Voice
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