Chapitre I
Introduction
Les produits cosmétiques et les articles de toilette sont
utilisés par des millions de gens de par le monde, et tout
le monde veut qu'ils soient sans risque. Cependant, sur la manière
de parvenir à ce résultat, les opinions sont très
divergentes.
Certains pensent qu'il convient de soumettre des animaux tels
que souris, rats, cochons d'Inde et hamsters à des tests
stressants, douloureux et parfois mortels, et supposent que les
résultats seront applicables aux humains. Cependant, une
majorité – en France et dans d'autres pays d'Europe
– s'oppose à ce que l'on fasse ainsi souffrir des
animaux pour des produits qui sont par nature insignifiants et
superflus.
OneVoice est opposée aux tests de produits et d'ingrédients
de produits cosmétiques sur les animaux. Des résultats
applicables en toute confiance au cas de l'être humain ne
sauraient être obtenus à partir de tests effectués
sur d'autres espèces animales, dans les conditions artificielles
qui sont celles des laboratoires. Les animaux n'ont pas à
souffrir à cause de la vanité humaine. Il est possible
de développer des méthodes de tests substitutives
fondées sur une science plus rigoureuse : certaines de
ces méthodes ont déjà été mises
au point et sont déjà utilisées en remplacement
des tests sur les animaux. En attendant que toutes les méthodes
de tests non cruelles soient disponibles, les entreprises ont
la possibilité, pour développer de nouveaux produits
cosmétiques, d'utiliser plus de 8.000 ingrédients
déjà existants et considérés comme
ne présentant pas de risque pour l'être humain.
Le présent rapport traite des problèmes que posent
les tests de produits cosmétiques en France et sur la scène
européenne. Au chapitre 2, nous traitons de la vision qu'a
le public des tests effectués sur les animaux, telle qu'elle
ressort de plusieurs sondages d'opinion. Au chapitre 3, nous expliquons
la législation européenne applicable aux tests des
produits cosmétiques, et notamment les changements apportés
en 2003 à la Directive sur les produits cosmétiques,
et nous présentons les principales organisations impliquées.
Au chapitre 4, nous décrivons précisément
les tests effectués sur les animaux : nous expliquons leur
impact sur les animaux, et nous analysons la valeur scientifique
de ces méthodes.
Au chapitre 5, nous proposons au lecteur d'aller au-delà
des tests sur les animaux pour découvrir d'autres méthodes
de tests utilisables aujourd'hui, des méthodes substitutives.
Nous expliquons quels sont les besoins des chercheurs pour pouvoir
poursuivre le développement de ces méthodes qui
n'impliquent pas l'utilisation d'animaux. Nous abordons aussi
les questions liées aux accords commerciaux internationaux.
Au chapitre 6, nous présentons un résumé
de la situation en France : nous évoquons les principaux
fabricants de produits cosmétiques et nous présentons
des statistiques concernant les tests menés sur des animaux
en France, dans le domaine des produits cosmétiques et
des articles de toilette.
Enfin, au chapitre 7, OneVoice présente ses conclusions
et ses recommandations pour agir.
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