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www.expermimentation-animale.org
Le sondage IPSOS
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64%
des Français contre la vivisection
Les Français ne veulent pas de la vivisection. Ils refusent
que des souffrances inutiles soient infligées aux animaux
et réclament une loi qui encadre plus strictement cette
pratique. Un sondage, commandé par One Voice auprès
d'IPSOS livre ces résultats sans équivoque. La preuve
que le combat contre l'expérimentation animale est soutenu
par la majeure partie du public. Il faudrait maintenant que cette
attente se traduise en actes politiques.
Trop d'abus
Un jugement très sévère vis-à-vis
de l'expérimentation animale : trop d'abus et des manques
en matière de transparence et de réglementation.
• 64 % des Français se disent défavorables
à l'expérimentation animale. Ce sentiment est installé
au sein de l'ensemble de la population. Il est inter-générationnel
et dépasse les clivages politiques. Il est majoritaire
aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
• 76 % considèrent qu'il y a trop d'abus en matière
d'expérimentation animale.
• 73 % estiment qu'actuellement l'information délivrée
sur les conditions dans lesquelles les expérimentations
sont réalisées est insuffisante, et 70 % que l'expérimentation
animale n'est pas assez réglementée par les pouvoirs
publics.
Trop de souffrances
Des critiques qui ne concernent pas seulement les modalités
de l'expérimentation animale mais aussi son existence même,
à partir du moment où elle génère
de la souffrance.
• 86 % des Français estiment que toute expérimentation
engendrant la souffrance d'un animal devrait être interdite.
Ce sentiment est partagé par les plus jeunes comme les
plus âgés, par les femmes comme par les hommes. Des
attentes très fortes en matière de réglementation.
• 83 % considèrent qu'il est désormais urgent
de voter une loi qui réglemente beaucoup plus strictement
qu'aujourd'hui l'expérimentation sur les animaux.
Non aux tests cosmétiques
L'interdiction des expériences sur les animaux pour les
produits cosmétiques et pour les produits chimiques.
• 60 % des Français sont favorables à l'interdiction
totale de toute expérimentation destinée à
tester sur des animaux des produits ou des ingrédients
cosmétiques, et 55%, des produits ou des ingrédients
chimiques.
Oui aux méthodes alternatives
L'interdiction totale de toute expérimentation animale
lorsqu'il est démontré que des méthodes substitutives
peuvent être utilisées.
• 85 % sont favorables à cette mesure.
Jamais sur les chiens et chats
Les Français ne supportent pas que l'on touche aux animaux
de compagnie. Rappelons que les rongeurs, les primates, les oiseaux
souffrent aussi...
• 72 % se prononcent pour interdire toute forme d'expérimentation
sur les chiens et les chats.
One Voice mettra tout en œuvre pour que la parole des Français
ne soit pas étouffée comme la souffrance des animaux.
Car si cette parole assoit notre conviction, elle dérange
fortement ceux qui les exploitent…
Silence radio
Certes, Le Figaro a publié un large article rendant
compte des résultats du sondage. Mais d'une façon
générale, cette enquête a été
peu reprise dans les médias. D'énormes intérêts
financiers sont en jeu. Les fabricants de cosmétiques font
partie des plus gros annonceurs publicitaires, tous supports confondus
(télé, presse écrite et radio dans une moindre
mesure). Il n'empêche, il sera difficile de passer outre
longtemps la volonté des Français.
Sondage, réalisé par téléphone les
31 janvier et 1er février 2003, par Ipsos auprès
de 1016 personnes constituant un échantillon représentatif
de la population française âgée de 15 ans
et plus (méthode des quotas).
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Un
rapport accusateur sur les pratiques des labos
Aucune expérimentation animale ne peut s'effectuer sans
douleur pour les animaux. Tel est l'enseignement d'un rapport
(Il faudrait faire un lien vers le rapport), mené par deux
biologistes à la demande de One Voice, sur les conditions
dans lesquelles la vivisection est pratiquée en France,
sur des chiens et des chats.
Etudes de cas
Selon les biologistes, Gill et Chris Langley auteurs du rapport
de One Voice, il n'est pas possible de supprimer la souffrance
dans les établissements d'élevage et dans les laboratoires.
Ils soulignent que le respect de normes adéquates ne peut
être assuré.
Leur travail a porté sur les 13 études de cas, portant
sur une sélection d'articles scientifiques exposant
en détail des expériences menées en France
sur des chiens et sur des chats entre 1999 et 2002.
Manque de transparence
Le rapport relève le manque de transparence concernant
les conditions de l'expérimentation sur l'animal : "On
peut remarquer qu'un certain nombre d'articles omettent de fournir
les détails que l'on pourrait attendre concernant la manipulation
et l'hébergement des animaux, leurs sources d'approvisionnement,
et qu'il n'est pas précisé si des analgésiques
ont été administrés aux animaux à
l'issue de la période postopératoire immédiate,
et si oui, lesquels. Dans certains comptes-rendus, on a même
omis de mentionner le nombre d'animaux utilisés dans les
expérimentations. »
"La fin justifie les moyens"
La souffrance des animaux est niée et inutile. Selon les
docteurs Chris et Gill Langley « la logique qui sous-tend
ces expérimentations est que la fin justifie les moyens:
on entend souvent affirmer que s'il est possible de faire ainsi
progresser la médecine pour les humains, alors il doit
être permis de faire souffrir les animaux. Cette attitude
est pourtant contraire à toute éthique, sachant
que les autres animaux connaissent la douleur et l'angoisse de
la même manière que nous. Leur souffrance est souvent
vaine, car le fait que les maladies leur soient induites de façon
artificielle et les différences qui existent entre les
espèces compromettent la valeur pour l'être humain
des résultats obtenus en expérimentant sur d'autres
espèces animales (Chapitres 5 et 6). »
D'autres solutions
Nous n'avons pas besoin de recourir à l'animal pour notre
santé. Nous avons surtout besoin d'une volonté politique
tournée vers l'avenir et un véritable progrès
humain, avec les méthodes substitutives. Les auteurs du
rapport affirment que « des progrès considérables
ont été réalisés dans le développement
et l'utilisation des méthodes de recherche substitutives…
comme les techniques de biologie moléculaire, les méthodes
à base de cultures de cellules, l'étude des tissus
humains obtenus post mortem, la recherche clinique ou la modélisation
sur ordinateur (Chapitre 6). »
Notre pays a la traîne
Mais la France résisterait particulièrement à
ces avancées techniques. Troisième par le nombre
de chiens utilisés dans ses laboratoires, elle pratique
plus encore d'expérimentations sur les chats que n'importe
quel autre pays de l'Union Européenne (en 1999, on utilisait
dans la recherche et l'expérimentation davantage de chats
et de chiens qu'en 1993).
La France se démarque, encore, par ses manquements en ce
qui concerne l'application correcte de six des mesures de la Directive
de l'Union Européenne. Le gouvernement français
a reçu de la Commission européenne un avertissement
en 1998. Cela n'a pas suffit. En 2002, l'avocat général
Geelhoed a déclaré que les exigences de la Commission
étaient maintenues et a recommandé que la Cour de
justice européenne déclare que la France avait manqué
de satisfaire à ses obligations dans le cadre de la Directive
86/609-CEE et qu'elle soit condamnée. De tels manquements
sont particulièrement graves. Ils n'ont pas contribué
à réduire la souffrance des animaux dans les laboratoires
et à faire respecter la réglementation de l'approvisionnement
de la recherche en chiens et en chats… bien au contraire
!
Vol d'animaux
Les beagles sont les chiens les plus utilisés dans les
laboratoires. Ils proviennent d'élevages. Mais si ce sont
des chiens bâtards, la provenance est douteuse. Il est probable
que ce soient des chiens errants ou des animaux de compagnie volés.
Or la directive européenne l'interdit strictement.
Pourtant, voilà encore ce que Gill et Chris Langley ont
observé : « Nos instances dirigeantes autorisent
l'utilisation pour la recherche de chats et de chiens qui ne proviennent
pas d'élevages spécifiques, elles permettent qu'un
grand nombre de ces animaux soient importés de pays dans
lesquels les exigences légales en matière de soins
sont faibles, et elles permettent aussi que les entreprises qui
élèvent et fournissent ces animaux soient peu réglementées
(Chapitre 3). »
Du pain béni pour les trafiquants
En conséquence, le rapport souligne que les articles scientifiques
publiés par les chercheurs français montrent clairement
que l'on continue d'utiliser couramment des chiens bâtards.
Cela veut dire que de nombreux chercheurs se voient dispensés
de respecter les exigences de la Directive 86/609 concernant l'utilisation
de chiens d'élevage. Autant dire que les vivisecteurs ont
l'autorisation, au mépris des règles européennes,
de pratiquer des expérimentations sur des animaux de compagnie,
sur des chats et des chiens volés ou errants. Une opportunité
de plus pour les trafiquants en tout genre !
Souvent pour rien
Pourquoi une science, censée élever la raison au
sommet des facultés de l'homme, s'acharne-t-elle à
engendrer et perpétrer des actes moralement injustifiables
et scientifiquement douteux ? La raison en serait-elle de favoriser
certains intérêts financiers ? Dans le rapport, les
biologistes révèlent des abus, comme ces recherches
sur des chatons séparés de leurs mères :
«L'utilisation de 40 chatons dans une étude relevant
de la recherche fondamentale est à la fois un abus, en
ce qui concerne le nombre, et une chose injustifiable. »
Pour d'autres recherches, c'est le manque d'intérêt
scientifique qui est pointé ou l'absence d'une quelconque
application dans le domaine médical. Des souffrances
pour rien, en somme, mais sans doute pas pour tout le monde.
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Les
politiques se mobilisent
Que pensent les politiques de la vivisection ? Pour le savoir,
One Voice a fait parvenir le sondage d'Ipsos et le rapport mené
par Gill et Chris Langley, à tous les députés,
sénateurs et aux ministres concernés par ce thème.
Nombre de députés et de sénateurs répondent
pour exprimer leur soutien à notre campagne et leur volonté
de s'en faire l'écho auprès du gouvernement : c'est
la première fois en France.
Soutien important
Un flot ininterrompu de lettres de députés et de
sénateurs nous est parvenu. Quelles que soient les orientations
politiques de leurs auteurs, ils reconnaissent les graves manquements
de la France et souhaitent y remédier. Certains proposent
de poser des questions écrites aux ministres concernés
ou des questions orales lors des travaux parlementaires. D'autres
enfin expriment leur soutien aux idées et au combat de
One Voice.
Question au ministre
Philippe Dubourg, député UMP de la Gironde, se dit
choqué du fait que, « au nom du progrès dans
le domaine de la santé, on inflige à des animaux
domestiques une souffrance sans pareille à un moment où,
plus que jamais, la science dispose de moyens autres que l'expérimentation
sur le "milieu vivant".» Il appelle
à la responsabilité collective pour faire pression
sur les autorités et obtenir «l'abolition des expérimentations
sur des animaux familiers, et qui sont pour beaucoup de nos concitoyens
la seule compagnie. » Enfin il félicite One Voice
qui « peut être fière de son combat comme,
j'en suis sûr, des résultats qu'elle obtiendra. ».
Il a d'ailleurs posé une question écrite à
la ministre déléguée à la Recherche
et aux Nouvelles technologies. Il lui demande si «pour
répondre à l'attente des Français, [elle]
entend prendre des mesures dans ce domaine et lesquelles, pour
qu'au-delà du progrès recherché s'appliquent
ici aussi, les règles d'éthique auxquelles la France
a été rappelée par la Commission européenne
dès le 24 avril 1998 ?»
Michel Voisin, député UMP de l'Ain, pense que l'expérimentation
animale est un sujet sur lequel il reste un « vaste chantier
à défricher» et conclut par : « travaillons
ensemble à faire avancer un combat et des idées
qui vous tiennent à cœur. » Et Jean-Claude Bois,
député PS du Pas de-Calais, a sollicité l'aide
de tout le groupe parlementaire PS de l'Assemblée.
Drôles de coulisses !
Le sondage d'Ipsos était à l'origine de l'émission
«À tort ou à raison » de Bernard Tapie,
sur le thème de l'expérimentation animale. Muriel
Arnal, présidente de One Voice ayant été
invitée à y participer, nous avons confié
des documents aux journalistes pour aider à la préparation
de l'émission. Peu de temps avant sa diffusion, contre
toute attente, on nous a informés de l'annulation de cette
première invitation. Mais nos images, non identifiées
One Voice, ont été utilisées dans le reportage,
sans notre autorisation. Nous ne laisserons pas cette affaire
sans suite...
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