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Comment mettre fin aux tests
de toxicité sur animaux ?


Un rapport du Docteur
Gill Langley MA Phd (CANTAB), MIBiol
, Cbiol

Automne 2001
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X -  TEST : PERTURBATIONS ENDOCRINIENNES

Il n'existe pas encore, à ce jour, de procédures officielles de tests spécifiques aux perturbateurs endocriniens. De nouvelles méthodes de tests, aussi bien sur les animaux qu'in vitro, sont en cours de développement, mais aucune n'a encore été entièrement validée.
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Critique

Une stratégie de tests par étapes constitue la meilleure approche pour tester les perturbations endocriniennes. Dans le modèle standard en cours de développement (aux Etats-Unis par exemple), la première étape de vérification comprend à la fois des tests in vitro et des tests sur les animaux. Cependant, aucun de ces tests n'étant encore validé, il serait sensé de s'intéresser en priorité aux méthodes en éprouvette, qui sont plus rapides et moins coûteuses à appliquer.

- La Royal Society, dans son rapport 2000, a reconnu que les tests sur l'animal ne peuvent permettre d'espérer appréhender l'effet de "cocktail chimique" : "L'utilisation des tests normalisés sur l'animal (tests de toxicité aiguë) pour l'évaluation de ces effets serait une tâche extrêmement complexe et serait susceptible de poser de nombreux problèmes" (60).

- La constitution génétique conditionne profondément la toxicité reproductive des substances chimiques, et les variations sont notables chez les humains comme chez les animaux.

- Des organes tels que les testicules et les ovaires ne réagissent pas aux substances testées de la même manière chez les humains que chez les autres espèces animales.
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Stratégie alternative

Une fois qu'une substance chimique a déjà subi des tests pour évaluer ses propriétés mutagènes, carcinogènes et tératogènes et sa toxicité reproductive, on dispose d'un grand nombre de données permettant d'en savoir davantage en ce qui concerne les perturbations endocriniennes. L'intégration de ces données permettrait de disposer dans un certain nombre de cas d'une quantité d'informations suffisante pour qu'il soit inutile de procéder à des tests supplémentaires. La stratégie proposée consisterait effectivement à inclure le programme de tests de toxicité reproductive défini précédemment.

Etape 1 :
L'étude quantitative des relations structure/activité, assistée par l'analyse sur
ordinateur, permet de classer les substances chimiques susceptibles d'interagir avec
les récepteurs hormonaux.
Les résultats ainsi obtenus faciliteraient la définition des priorités pour les futurs
tests de substances chimiques.

Etape 2 :
Mesure des liaisons des récepteurs hormonaux à l'aide de systèmes sans cellules. L'agence américaine pour la protection de l'environnement effectue actuellement de telles mesures pour 500 substances chimiques, afin d'obtenir une base de données utilisable pour l'étude des perturbations endocriniennes. Une telle approche, qui utilise du matériel sophistiqué, permettrait d'évaluer très rapidement les substances chimiques. Celles qui provoquent une augmentation ou une diminution de l'expression des gènes décisifs pourraient aussi faire l'objet de tests in vitro.
Les substances chimiques donnant un résultat positif lors de ces tests feraient alors l'objet d'une mise sous contrôle appropriée, celles donnant un résultat négatif feraient l'objet d'un examen approfondi à l'étape 3.

Etape 3 :
Il existe une méthode de test in vitro (le test MCF-7) qui se pratique sur des cellules cancéreuses du poumon humain en culture. En réaction aux estrogènes, les cellules modifient l'expression de leurs gènes et les échantillons de cellules normales se mettent à développer des nodules qui prolifèrent. Les substances chimiques antiestrogéniques inhibent ce phénomène. Il est facile de compter les nodules et de mesurer ainsi le pouvoir de la substance. Cette méthode de test est actuellement en cours de validation.
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Perspectives

Action à mener en priorité

En l'absence de toute méthode de test validée, de quelque nature qu'elle soit, en ce qui concerne le potentiel de perturbation endocrinienne, il serait souhaitable de donner la priorité à la définition et à la mise en œuvre d'une stratégie de tests substitutifs, en vertu du principe de précaution.
La Commission européenne devrait travailler en étroite collaboration avec l'agence américaine pour la protection de l'environnement et l'OCDE, en vue d'un développement prioritaire et coordonné et d'une validation des méthodes substitutives. La méthode de test in vitro MCF-7 est actuellement en cours de validation, et il serait souhaitable que la Commission européenne lui accorde la priorité.

Délai suggéré : Les tests, après validation, pourraient être terminés dans un délai maximum de 5 ans.
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