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Comment
mettre fin aux tests
de toxicité sur animaux ?
Un
rapport du Docteur
Gill Langley MA Phd (CANTAB), MIBiol,
Cbiol
Automne 2001
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I
- TEST : EFFET IRRITANT SUR L'OEIL
| Nombre |
au
moins trois par substance testée
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| Objectif |
évaluer
l'effet d'irritation aiguë d'une substance appliquée
directement sur l'œil.
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| Test |
les
effets des doses simples sont observés pendant 21
jours. L'autre œil, qui ne subit pas le test, sert
de témoin. Dans la plupart des cas, aucun anesthésique
n'est administré. Le degré d'irritation est
établi d'après un guide standard illustré.
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| Symptômes |
aspect
trouble, rougeoiement, gonflement de la paupière,
ulcération, larmoiement
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Critique
- On observe de nettes différences, dans la structure de
la cornée, entre le lapin et l'être humain. Chez le
lapin, l'épaisseur de la cornée est de 0,37 mm contre
0,51 mm chez l'être humain. Par ailleurs, la cornée
du lapin couvre 25% de la surface de l'œil, contre 7% chez
l'être humain.
- La membrane de Bowman, un élément essentiel de la
structure de l'œil, est six fois plus mince chez l'être
humain que chez le lapin.
- Le flot lacrymal du lapin est plus faible que celui que l'on peut
observer chez l'être humain, le lapin n'est donc pas capable
de réagir à la substance testée dans la même
mesure que le ferait l'être humain. Il s'ensuit que tout corps
étranger est susceptible de demeurer pendant un laps de temps
nettement plus long dans l'œil du lapin.
- L'évaluation des dommages pouvant résulter de l'administration
des substances testées est hautement subjective, et elle
varie significativement, aussi bien d'un laboratoire à un
autre qu'à l'intérieur d'un même laboratoire.
Selon Swanston, de Porton Down, "on n'a encore trouvé
chez aucune espèce animale un modèle fiable pour l'œil
humain, ni en termes d'anatomie ni en termes de réaction
à l'irritation". (1)
- Les différences anatomiques au niveau de la paupière
ne sont pas neutres vis-à-vis du processus d'élimination
d'une substance donnée.
- Les caractéristiques immunitaires, physiologiques et génétiques
de l'animal exercent une forte influence sur les réactions
à l'irritation et à l'inflammation.
- Les effets des substances testées varient démesurément
selon les doses administrées, et il n'est pas possible d'établir
une relation claire entre la réaction de l'œil d'un
lapin exposé à une dose déterminée (0,1
ml) et la réaction à attendre lors d'une exposition
accidentelle chez l'homme. (2) |
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Stratégie
alternative
Une fois rassemblées et analysées les données
existantes sur l'homme et l'animal, il est possible d'adopter la
stratégie suivante (3) :
Stratégie de tests par étapes pour l'effet
irritant sur l'œil
Etape 1 :
L'irritation est prévisible avec certaines structures moléculaires,
il est donc possible d'établir des prédictions sur
ordinateur en termes de relations entre activité et structure
pour identifier les substances potentiellement irritantes.
Etape 2 :
Les acides et bases concentrés ont de bonnes chances d'être
corrosifs pour les yeux et peuvent être classés comme
tels sans que des tests soient nécessaires.
Etape 3 :
On peut supposer qu'une substance chimique provoquant une sérieuse
irritation de la peau sera aussi irritante pour les yeux, on peut
donc la classer et la réglementer de façon adéquate
selon cette logique.
Etape 4 :
Les méthodes substitutives de tests ci-après ont été
validées par les législateurs de divers pays (respectivement
la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas) en ce
qui concerne l'identification des substances fortement irritantes
pour les yeux. Le test mené sur l'œil de lapin isolé
et le test HET-CAM (Hen's Egg Test - Chorio-Allantoic Membrane)
permettent de classer les substances chimiques comme légèrement
ou sérieusement irritantes pour l'œil. Avec un agrément
de l'OCDE concernant l'acceptabilité réciproque des
données, les autres pays pourront tenir pour acquis les résultats
de ces tests. Les tests en question sont les suivants :
- Test d'opacité et de perméabilité de la cornée
du bovin (BCOP)
- Test HET-CAM
- Test sur l'œil de lapin isolé
- Test sur l'œil de poulet isolé
A côté de ces méthodes validées, l'Institut
fédéral allemand pour la protection et la santé
des consommateurs et la médecine vétérinaire
(BgVV) a considéré que (4) un simple test in vitro
de la précipitation des protéines permettait d'établir
la distinction entre les substances chimiques modérément
et sévèrement irritantes pour l'œil. Une précipitation
substantielle des protéines dans un test tel que l'Irritection
System (anciennement appelé Eytex) serait le signe d'une
irritation oculaire irréversible.
Ces méthodes substitutives de tests permettent d'identifier,
de classer et de contrôler les :
- substances chimiques irritantes ou provoquant des lésions
oculaires irréversibles.
- substances chimiques dont les résultats, au cours de ces
tests, sont négatifs, présentent des risques extrêmement
réduits d'être irritants. |
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Perspectives
Action à mener en priorité
L'ECVAM devrait étudier l'intérêt d'inclure
un test de précipitation des protéines in vitro comme
l'Irritection system, et réviser les données relatives
aux tests BCOP, HET-CAM et aux tests de l'œil de lapin et de
l'œil de poulet, pour décider s'ils peuvent être
acceptés par l'Union Européenne au vu des données
existantes ou s'il convient d'entreprendre d'urgence une procédure
de validation complémentaire.
Délai suggéré : 2 ans maximum. |
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