|
-
www.expermimentation-animale.org-
 |
Comment
mettre fin aux tests
de toxicité sur animaux ?
Un
rapport du Docteur
Gill Langley MA Phd (CANTAB), MIBiol,
Cbiol
Automne 2001 |
-
------------------------
-
II
- TEST : EFFET IRRITANT ET CORROSION CUTANÉE-
| Animal |
lapin
albinos adulte
-
|
| Nombre |
au
moins trois par substance testée
-
|
| Objectif |
évaluer
la toxicité d'une substance chimique appliquée
sur l'épiderme
-
|
| Test |
On
applique une dose simple sur une zone sur laquelle on a
préalablement rasé la fourrure ou les poils.
Une zone mitoyenne rasée mais non traitée
sert de zone témoin. L'exposition dure habituellement
quatre heures. L'irritation est évaluée par
comparaison avec la zone témoin.
-
|
| Symptômes |
rougeoiement,
gonflement, inflammation et ulcération de la peau
-
|
|
-
------------------------
-
Critique
- L'anatomie de la peau et sa structure cellulaire varient selon
les espèces, la réaction à une substance ne
peut que varier également d'une espèce à l'autre.
- Il est notoire que le lapin, couramment utilisé dans les
tests sur l'irritation, constitue cependant un piètre indicateur
du potentiel d'irritation chez l'humain. (5)
- Cette procédure de test pose de nombreux problèmes,
du fait des variations que l'on peut observer en fonction des caractéristiques
immunitaires, physiologiques et génétiques des lapins
utilisés.
- Les réactions à une substance varient également
en fonction de l'âge, aussi bien au sein d'une espèce
que d'une espèce à une autre. |
-
------------------------
-
Stratégie
alternative
Il est aujourd'hui possible de classer les substances chimiques
corrosives pour la peau en recourant à des méthodes
en éprouvette qui ont été validées et
qui sont acceptées par l'Union Européenne (voir ci-après).
En conséquence, d'après la Directive 86/609/EEC (6),
les tests de corrosion cutanée sur les animaux ne sont plus
licites.
En ce qui concerne les tests d'irritation de l'épiderme,
l'OCDE a établi une stratégie de tests par étapes
dans laquelle les données obtenues selon des méthodes
in vitro peuvent suffire à permettre la classification des
substances chimiques (un test sur l'animal est cependant prévu
au stade final) (7). La stratégie de l'OCDE présente
plusieurs étapes communes avec un programme préparé
par le groupe de travail du Centre européen pour la validation
des méthodes substitutives (ECVAM) sur les propriétés
irritantes (8), ci-après, dans lequel aucun test sur l'animal
n'est nécessaire :
Stratégie de tests par étapes pour l'effet
irritant et la corrosion cutanée
Etape 1 :
L'irritation est prévisible avec certaines structures moléculaires,
il est donc possible d'établir sur ordinateur les prédictions
en termes de relations entre activité et structure pour identifier
les substances potentiellement irritantes.
Etape 2 :
Les acides et bases concentrés ont de bonnes chances d'être
corrosifs pour les yeux et peuvent être classés comme
tels sans que des tests soient nécessaires.
Etape 3 :
Les méthodes in vitro validées et approuvées,
dans le domaine des tests de corrosion cutanée, comprennent
le test de résistance électrique trans-épithéliale
(sur des fragments de peau in vitro) et le modèle
d'épiderme humain reconstitué ou Corrositex.
On peut ainsi identifier et placer sous contrôle les substances
corrosives. Pour les substances chimiques dont les résultats,
au cours de ces tests, sont négatifs, on passe à l'étape
suivante, ou bien, dans les pays où les études sur
des cobayes volontaires sont admises, on passe directement à
l'étape 5.
Etape 4 :
En ce qui concerne les tests d'irritation cutanée in vitro,
les résultats sont reconnus par l'Union Européenne
et par l'OCDE, mais les méthodes de test n'ont pas encore
été entièrement validées. Dans une étude
de validation récente de l'ECVAM, les méthodes utilisant
des modèles d'épiderme humain reconstitué se
sont révélées très prometteuses (9).
Cette stratégie permet une prédictibilité
des propriétés irritantes pour la peau, même
si, lorsque les études sur des cobayes volontaires sont possibles,
ce sont les observations sur l'humain qui fournissent la norme de
référence (voir étape 5).
Etape 5 :
Une fois les substances chimiques corrosives identifiées,
les autres peuvent être classées selon les résultats
d'un test d'application de 4 heures sur des volontaires. Il existe
un protocole normalisé (10) pour ce test, le groupe de travail
de l'ECVAM est favorable à cette approche dans le domaine
de l'irritation cutanée, et une directive de l'OCDE va dans
le même sens. De tels tests sur les humains constituent la
meilleure référence en termes de données normalisées.
Cette procédure permet de classer rapidement et de manière
pertinente les substances chimiques selon leurs propriétés
irritantes et corrosives pour la peau. Les projets actuels de l'Union
Européenne et de l'OCDE ne prévoient un test sur l'animal
en dernier ressort que parce que certains états membres n'acceptent
pas les tests sur des humains volontaires. Afin de pouvoir éviter
entièrement les tests sur les animaux, nous suggérons
que, si les quatre premières étapes du programme peuvent
se dérouler dans ces pays membres, l'étape 5 soit
sous-traitée à un autre pays membre dans lequel les
études sur les volontaires sont permises. |
-
------------------------
-
Perspectives
Action à mener en priorité
Cette stratégie peut être adoptée dès
à présent. Si certains pays membres n'acceptent pas
le test d'application cutanée sur des humains (volontaires),
la Commission européenne pourrait aussi donner la priorité
à la validation finale et à l'admission des tests
sur les modèles d'épiderme humain pour l'étude
de l'irritation cutanée. Elle pourrait également œuvrer
à faire accepter le test d'application cutanée sur
l'humain dans les textes législatifs au sein de l'Union Européenne.
Délai suggéré : 1 an |
-
------------------------
-
Toute
Reproduction des textes ou des photos est interdite sans autorisation
© One Voice
|