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-www.expermimentation-animale.org-
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Comment
mettre fin aux tests
de toxicité sur animaux ?
Un
rapport du Docteur
Gill Langley MA Phd (CANTAB), MIBiol,
Cbiol
Automne 2001 |
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III
- TEST : ALLERGIE CUTANÉE-
| Animal |
cochon
d'Inde albinos
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| Nombre |
au
minimum 17, mais parfois jusqu'à 30 par substance
testée
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| Objectif |
évaluer
la faculté d'une substance chimique à provoquer
une réaction allergique de l'épiderme.
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| Test |
La
substance à tester est administrée par application
sur la surface de la peau ou par injection. La zone de test
est rasée - il s'agit généralement
de l'épaule. On applique des doses multiples afin
de provoquer des réactions locales.
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| Symptômes |
rougeoiement
de la peau, éclatement ou pelure de la peau, gonflement,
inflammation et ulcération.
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Critique
- Les procédures de test sont très variées,
et il existe pas moins de 15 protocoles différents dans lesquels
les dosages et la fréquence des applications ne sont pas
les mêmes. Il est donc très difficile de faire des
extrapolations des résultats aux humains et des comparaisons
significatives, sans compter le caractère subjectif de l'évaluation
des dommages.
- La substance à tester est appliquée sur une zone
de peau rasée. La peau de l'animal étant ainsi initialement
malmenée par le rasage et l'abrasion, la comparaison avec
le cas d'une exposition normale de l'épiderme humain, qui
ne fait pas suite à une dégradation initiale, est
d'autant moins fondée. Par ailleurs, lorsqu'une injection
produit localement une irritation, un léger effet d'allergie
passe facilement inaperçu.
- Le recours à des doses souvent massives, lorsqu'il s'agit
de tester un allergène potentiel, ne saurait représenter
la manière dont se déclenchent les allergies chez
l'être humain.
- L'utilisation généralisée du cochon d'Inde
comme espèce modèle montre bien les faiblesses d'une
approche consistant à utiliser n'importe quelle espèce
dont les membres sont obtenus par croisements consanguins ou bien
des animaux dont l'histoire génétique n'est pas connue.
La comparaison des données entre les études sur les
cochons d'Inde et celles sur d'autres lignées, consanguines
ou non, pose de gros problèmes d'interprétation.
- L'évaluation du potentiel allergène sur différentes
espèces pose problème, et il n'y a pas d'évidence
que l'action allergène observée chez le cochon d'Inde
ou la souris permette de prédire les effets allergènes
chez l'humain. (11)
- Les différences entre les "modèles" animaux
et l'être humain, du point de vue du rôle joué
par les divers composants des cellules épidermiques et immunitaires,
sont importantes. Par ailleurs, la microstructure de l'épiderme
de l'animal testé est très différente de celle
de l'épiderme humain.
- Le seuil de réaction de l'organisme à une concentration
donnée d'une substance à tester est étroitement
lié à l'état de santé de l'animal, à
l'état de ses défenses immunitaires, à son
régime alimentaire et aux autres facteurs potentiellement
irritants auxquels il peut se trouver exposé. Les prédispositions
immunitaires, physiologiques et génétiques ont aussi
une influence sur tous les paramètres de sensibilisation. |
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Stratégie
alternative
Toutes les données existantes devraient être examinées
avant que l'on n'entreprenne des tests. Il est probable que l'on
puisse disposer notamment, dans les archives des services spécialisés
des hôpitaux et autres centres de recherche, de résultats
de tests sur l'être humain.
Stratégie de tests par étapes pour l'allergie
cutanée (sensibilisation)
Etape 1 :
Certaines propriétés des molécules, comme
par exemple leur faculté de se lier aux protéines,
aident à prédire leur potentiel allergène
cutané. C'est pourquoi on devrait contrôler les substances
chimiques à l'aide de programmes quantitatifs sur ordinateur
en termes de relation entre structure et activité ou à
l'aide de systèmes tels que DEREK (Deductive Estimation
of Risk from Existing Knowledge - Estimation déductive
du risque en fonction du savoir actuel).
Sur ces seules bases, il est possible de classer certaines substances
selon leurs propriétés sensibilisantes. Pour les
substances chimiques dont le test est négatif en termes
de structure, on passe à l'étape 2.
Etape 2 :
Pour qu'une substance chimique puisse provoquer une réaction
allergique cutanée, il faut qu'elle pénètre
la partie externe de l'épiderme. Ce phénomène
est mis en évidence dans les études de pénétration
de l'épiderme in vitro dans lesquelles on utilise des fragments
d'épiderme fraîchement prélevés (il
s'agit d'une méthode validée). On obtient également
par cette méthode des informations sur le métabolisme
de la substance dans la peau. On identifie ainsi les substances
chimiques qui sans être allergènes par elles-mêmes
se métabolisent en formes allergènes.
Si la structure moléculaire de la substance chimique et/ou
de son métabolite est propre à provoquer une sensibilisation
et si la substance peut pénétrer l'épiderme,
on peut la classer comme substance sensibilisante de l'épiderme
sans trop de risque de se tromper (12). Une mise en évidence
plus radicale est possible de la manière suivante :
Etape 3 :
Pour qu'une substance chimique puisse provoquer une allergie cutanée,
il faut qu'elle réagisse avec les protéines. Si
une telle réaction ne se produit pas dans l'éprouvette
avec l'albumine du sérum humain, il y a vraiment peu de
chances qu'il s'agisse d'un allergène.
Etape 4 :
Divers tests in vitro sur des cellules cibles permettent
d'en savoir davantage si besoin est. On peut notamment utiliser
des échantillons de peau humaine pour tester l'activation
et le déplacement de cellules importantes, les cellules
de Langerhans (13), ou recourir aux études de cellules
dendritiques humaines in vitro.
Une substance chimique donnant un
résultat positif lors de ces tests est de manière
quasi certaine une substance sensibilisante, et inversement. |
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Perspectives
Action à mener en priorité
Les méthodes de test in vitro de l'étape 4 (utilisation
des cellules de Langerhans pour étudier la sensibilisation
de la peau et études de cellules dendritiques humaines en
éprouvette) nécessitent encore un développement
et une validation finale, et la Commission européenne devrait
en faire une priorité.
Délai suggéré : tout cela pourrait être
réalisé en l'espace de 5 ans. |
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