Mettre fin aux expérimentations sur les primates

C’est pour toutes ces raisons que OneVoice publie ce rapport.

Nous demandons la fin des expérimentations sur les primates, pour des raisons morales aussi bien que scientifiques.

Dans le cadre de sa campagne pour atteindre cet objectif, OneVoice demande au gouvernement, aux organismes et instances qui financent la recherche, aux entreprises, aux universités et aux chercheurs de surveiller de façon plus rigoureuse l’approvisionnement et l’utilisation des primates, de faire
qu’ils souffrent le moins possible et de donner la priorité au développement de méthodes de
recherche substitutives (Conclusions et recommandations).

Le fait que des animaux qui sont doués de sensibilité éprouvent la douleur et l’angoisse constitue une
raison suffisante pour éviter de leur infliger de telles sensations préjudiciables, chaque fois que cela
est possible.

Cependant, les chercheurs affirment que dans certaines recherches, il est impossible d’éviter d’infliger de la douleur et de l’angoisse aux animaux, et que les avantages potentiels de ces
recherches pour les humains justifient qu’on les poursuive.

Nous ne partageons pas ce point de vue.

L’étude biologique de l’évolution et les travaux actuels en éthologie, en neurophysiologie et en
psychologie montrent qu’entre l’être humain et les autres espèces animales, il n’existe aucune
discontinuité soudaine, mais qu’il existe plutôt, tout au long du règne animal, un champ d’évolution progressive des facultés cognitives, émotionnelles, psychologiques et autres.

Étant nos parents les plus proches dans l’arbre généalogique de l’évolution, les autres primates partagent avec nous non seulement la faculté de ressentir de la douleur ou de l’angoisse, mais aussi la capacité de se souvenir d’événements du passé, d’éprouver des désirs, d’anticiper et de planifier des événements futurs, de former des concepts et de vivre des expériences sociales et émotionnelles complexes.

De telles facultés ne sont pas sans importance du point de vue moral, car elles impliquent la possibilité pour les primates de souffrir non seulement de douleurs, mais aussi d’autres types d’états défavorables, comme par exemple un environnement austère, des contraintes physiques, la perte de
membres de leur famille ou l’isolement social, et la présence ou l’anticipation d’une chose effrayante.